Prévenir les chutes de hauteur

Des solutions existent.

En France, après le risque routier professionnel et les manutentions manuelles, les chutes de hauteur sont la troisième cause de mortalité au travail ainsi que d’incapacité permanente identifiées.

Les chutes de hauteur interviennent toujours avec une dénivellation : intervention sur un pylône, rénovation d’une charpente, réalisation d’un toit-terrasse, travaux sur échafaudage, chute dans un escalier, descente d’un véhicule… Elles concernent aussi bien les charpentiers et les couvreurs que les électriciens, les maçons, les peintres ou les plaquistes.

Les moyens de prévention

Les chutes de hauteur se produisent lorsque le poste de travail n’est pas ou pas assez protégé ou lorsque le dispositif de protection n’est pas adapté :

  • Absence de protections collectives (échafaudage, plateformes sans garde-corps etc.),
  • Absence de protections individuelles (harnais antichute),
  • Dispositif de protection défectueux ou mal utilisé (point d’ancrage non conforme par exemple).

©AUVA

C’est pourquoi, lorsqu’un travail présente un risque de chute en hauteur, il convient d’analyser la situation de travail et de vérifier si toutes les solutions ont été envisagées pour éliminer le danger à la source. La meilleure solution demeure la réorganisation des postes de travail, des machines ou des obstacles qui nuisent à la sécurité des travailleurs.

En cas d’impossibilité avérée d’élimination du risque à la source, l’employeur, à l’issue de l’évaluation des risques, doit privilégier la protection collective sur la protection individuelle  chaque fois que cela est possible.
Rappel des 9 principes de prévention

Informer les salariés

L’employeur a également obligation d’informer et de former aux risques de chute de hauteur les salariés concernés. L’employeur détermine, après consultation du comité social et économique (CSE) pour les entreprises de plus de onze salariés ou des salariés directement pour les autres entreprises, les conditions dans lesquelles les équipements de protection individuelle (EPI) sont mis à disposition et utilisés.

Risque chutes de hauteur, des documents pour vous aider

Plus de 50 documents à télécharger gratuitement en fonction de votre activité professionnelle et de votre niveau de connaissance sur le site internet dédié : Travaux en hauteur, pas le droit à l’erreur.

Et si vous demandiez une subvention ?

La subvention TOP BTP aide les acteurs de la construction à prévenir  les risques de chutes de hauteur et de plain pied, de TMS et d’ensevelissement. Cette aide est ouverte aux entreprises de 1 à 49 salariés effectuant des opérations de bâtiment et de travaux publics dans les secteurs d’activité du CTN B « Industries du bâtiment et des travaux publics » (sauf exceptions) ainsi qu’aux constructeurs de maisons individuelles et à pour but de :

  • Prévenir des risques de chutes de hauteur et de plain-pied sur les zones fréquemment circulées ;
  • Renforcer la prévention du risque chimique et des TMS par l’amélioration des conditions d’hygiène et l’organisation sur les chantiers ;
  • Prévenir les risques de TMS liés aux vibrations ;
  • Prévenir les risques d’ensevelissement ;
  • Faire monter en compétence les professionnels.

Plusieurs équipements peuvent être financés à hauteur de 25 000 € que ce soit pour les risques de chutes de hauteur et de plain-pied (passerelles d’accès, plateformes de travail en hauteur, etc). Le financement de certains échafaudages est aussi possible.

Consultez la page dédiée « TOP BTP : Une aide financière pour protéger les salariés du secteur de la construction » du site ameli.fr pour en savoir plus.

Télécharger tous les documents utiles à votre demande de subvention sur le site ameli.fr.